Aller au contenu principal Aide Panneau de contrôle

Diaphora :: Blog Note

[Variations :: Philosophiques]

Phénoménologie «  

La phénoménologie hégélienne

Précédent / Index

Notes introductives à la Phénoménologie de l'Esprit et l'Encyclopédie
Quelques conseils d'éditions :
  • Phénoménologie de l'esprit (1830) – Traduction JP LEFEVRE + celle de LABARRI7RE (Folio)
  • L'encyclopédie hégélienne


  • Les très limpides « leçons sur la phénoménologie de l'esprit » de JF Marqué
  • Voir aussi Fichte, Schelling, Jacobi, Kassirer...


Hegel En 1805, Hegel annonce la publication de l'ensemble de son système. Il entame par « la science de l'expérience de la conscience », titre modifié par l'auteur pendant l'édition pour « la phénoménologie de l'esprit ». L'introduction a été conçue au début de la phénoménologie de l'esprit et présente la méthode de l'expérience de la conscience. Dans la postface écrit à la fin de l'ouvrage l'auteur parle encore d'une « science de l'expérience de la conscience ».



Quelle différence entre une science de l'expérience et une phénoménologie ?



Ce sont deux aspects d'un même problème. L'expérience de la conscience naturelle d'un point de vue immédiat, la phénoménologie, est une théorie présentant le cheminement à partir d'en haut, sur le sujet de l'apparition. Hegel un double concept de l'expérience :
  1. on remplace une conviction fausse par une vraie.
  2. Cette expérience est vécue comme une transformation de la conscience elle-même. Il y a une conversion constante de la conscience, progressive, immanente, l'idée atteint la conscience et en change toutes les déterminations.
Le phénomène (« erscheinung » - « Phenomen ») a un double sens :
  1. ce qui est simple phénomène, apparition (ce qui est « schein »)
  2. la manifestation de quelque chose.
Kant appelle phénomène ce qui est donné par le sensible, par les formes pures de la sensibilité (espace/temps). Pour Hegel le phénomène va être manifestation de l'absolu : apparition phénoménale du savoir.

La démarche hégélienne est empruntée à Fichte : une position didactique, où des conversions se produisent. Mais Fichte distingue la critique des apparences et tout le travail de réinterprétation des théories passées. Pour Hegel l'âme est une conscience naturelle (qui n'est pas la naïveté) et qui a comme expression un sens technique : « le point de vue de la conscience qui est d'avoir connaissance des choses objectales, par opposition à soi-même, et de soi-même par opposition à des choses » (p.43). Il y a identité de soi et de l'objet, c'est la pure connaissance de soi dans l'Etre autre absolu.



Preface



Il faut se dégager d'un certain nombre de représentations de l'Absolu (le MOI de Fichte, la différence pure chez Schelling, Spinozisme contemporain...). Hegel maintient l'exigence d'un système intégrant les concepts fondamentaux de toutes les sciences, ce qui permettrait de connaître l'absolu, le complet, l'inconditionnel. Ainsi il se démarque de ses prédécesseurs sous le rapport de deux notions : l'absolu et le système. L'absolu hégélien est l'unité de la substance spinozienne et du sujet transcendantal : c'est l'absolu comme sujet. « Le fait que le vrai ne soit effectif que comme système, ou que la substance soit essentiellement, est exprimé dans la représentation qui énonce l'absolu comme esprit ».

Cette idée de système renvoie à une totalité hôlistique : chaque proposition n'est compréhensible que dans un tout. On ne peut rien comprendre qui soit isolé. Toutes les philosophies qui déduisent tout à partir d'un premier principe évident doivent échouer, et c'est d'ailleurs le problème du commencement en philosophie. (voir les passionnantes études de Franck Fishbach à ce propos). Si ce principe primordial se voit ainsi complété, c'est qu'il n'était pas absolu; il faut donc s'attacher à un système organique dans son développement, conduisant d'une configuration simple à une autre complexe.



Quelques éléments lexicaux importants
  • Le concept de vérité conduit à la proposition spéculative. La vérité a un sens ontologique : est vrai ce en quoi l'Etre se développe et s'accomplit. Est vrai ce qui atteint son intégrale détermination. Les choses ne parviennent à leur essence qu'au terme de ce processus.
  • L'effectivité est un processus de présentation des concepts, qui est cause de lui-même.
  • Le concept de sujet (emprunté au kantisme) est élargi à ce que Hegel appelle « l'esprit du christianisme ». C'est une autoproduction du sujet à travers la réflexion : il est pour soi (comme sujet) et un certain savoir de soi (comme propre à la réflexion). Autoproduction réfléchie (empruntée à Fichte) : d'où une unité de la spontanéité et de la réflexion.
  • Entendement : puissance absolue de dissociation.
  • Absolu : identité sans différence, mais Hegel polémique avec cette idée...

Précédent / Index